Un billet pour le Falungong par Elisabeth Martens, 20 août 2014

 

Le Falungong en Belgique

Dernièrement, un ami pratiquant le Taijiquan et le Qigong me parle du Falungong: "c'est un groupe super sympa, ouvert, acceuillant. Ils enseignent le qigong thérapeutique, des excellents exercices combinés à de la méditation,... Si si, me dit-il, vas-y et tu m'en diras des nouvelles."

Rentrant chez moi, je tape sur mon clavier : « Falungong à Liège » et je tombe directement dans le « Netevents - agenda de vos sorties » sur l'annonce pour des sessions de méditation du Falungong :

« Le Falun Gong est une pratique traditionnelle chinoise

pour améliorer le corps et l’esprit. Les exercices lents et simples combinés avec la méditation ont un effet calmant, rafraîchissant et rajeunissent le corps. Plus qu’une méthode, le Falun Gong est une philosophie basée sur les principes de vérité, bonté et patience." 

Les infos pratiques suivent : un numéro de gsm pour s'inscrire, l'adresse du Centre culturel d' Engis où ont lieu ces pratiques, avec la précision suivante: « c'est ouvert à tout le monde, il ne faut pas réserver et c'est gratuit ! »

Cela donne envie d'y aller, vous ne trouvez pas ? Une pratique méditative, une philosophie de vie, des bienfaits sur le corps, une ouverture de l'esprit, un rajeunissement de nos cellules... rien que du « très correct » et profitable à tout le monde... une ligne droite vers notre développement personnel et notre épanouissement !

« Mais si je m'intéressais d'abord d'un peu plus près à ce qu'est le Falungong ? », me suis-je dit.

J'en ai entendu parler plusieurs fois à la TV ou à la radio comme étant une organisation violemment réprimée par le gouvernement chinois. Cela pourrait me la rendre d'autant plus sympathique ; ce qui est censuré et violenté par le gouvernement chinois éveille d'emblée notre compassion, n'est-il pas ? Pourtant, si je me demande pour quelle raison naît en moi ce sentiment de sympathie et de compassion vis-à-vis de toute personne ou organisation réprimées par la Chine, je dois bien me rendre à l'évidence que la réalité des faits est imbibée de préjugés enfouis dans notre tête depuis fort longtemps, en fait depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Cela s'appelait la « chasse aux sorcières communistes », elle sévit encore dans notre inconscient de manière beaucoup plus prégnante qu'on veut bien l'admettre. Nous, hommes et femmes « libres » de l'Occident, serions-nous habités de croyances inconscientes qui minent notre jugement ?

D'ailleurs, entre nous, de quoi sommes-nous « libres » ? libérés de quel démon ? Notre liberté semble le plus souvent se résumer à choisir entre un tube de Pepsodent ou de Colgate pour se brosser les dents. Soyons sérieux, je veux bien croire qu'il existe chez nous une liberté de parole, une liberté de presse, une liberté d'expression qui dépasse celle de la Chine, ou pour le dire plus en adéquation avec ce que je pense : la propagande qui sévit chez nous est insidieuse et sournoise qu'elle ne l'est en Chine. Là-bas, elle émane d'une directive gouvernementale, elle est brute, directe, elle secoue et censure. Chez nous, ce sont les lois du Marché qui la dictent, elle est frauduleuse, rampante, elle nous ronge et nous rend malade en catimini. Je pourrais vous en parler longuement à travers mes patients maniaco-dépressifs, en burn-out, atteint de fibromyalgie ou autres pathologies mises sur le compte de psychismes fragiles.

Mais je reviens au sujet qui me préoccupe aujourd'hui : la répression violente du Falungong en Chine. J'appelle « wikipédia » à mon secours et je trouve : « La persécution du Falun Gong se réfère à la campagne lancée depuis juillet 1999 par le Parti communiste chinois contre les pratiquants de Falun Gong, visant à éliminer cette pratique dans la République populaire de Chine. Selon Amnesty International, elle comprend une campagne de propagande à très grande échelle, un programme de conversion idéologique et rééducation forcées, ainsi que toute une variété de mesures coercitives extrajudiciaires telles que des arrestations arbitraires, le travail forcé, la torture, entraînant parfois la mort des victimes, le prélèvement forcé d'organes."

Evidemment, au vu de pareilles atrocités qui sont répercutées par un organisme aussi crédible que "Amnesty international" (c'est un peu ironique, je l'avoue), je me demande pourquoi le PCC aurait une telle peur de personnes qui pratiquent de la méditation, des exercices gymniques et respiratoires, alors que ce genre de pratiques existent depuis trois millénaires et plus en Chine? Wikipédia spécifie bien: " Le Falun Gong est une discipline de Qi Gong combinant des exercices lents et une méditation avec une philosophie morale centrée sur les principes de la vérité (ou authenticité), la compassion et la tolérance." Un déchaînement de violence contre une discipline méditative, ce n'est pas vraiment compréhensible... Il doit y avoir "anguille sous roche", me suis-je dit, allons voir plus loin. Je continue la lecture sur Wikipédia: "Le Falungong  a été présenté au public par Li Hongzhi en mai 1992 à Changchun, province du Jilin".

Je m'arrête car voilà un nom: Li Hongzhi... Qui est donc ce Monsieur Li Hongzhi?

Li Hongzhi, père vénéré et incontesté du Falungong

Rien ne semblait prédisposer Li Hongzhi à un avenir aussi brillant. Fils de manœuvre du Nord-Est de la Chine, il fut tour à tour ouvrier agricole, joueur de trompette dans la fanfare d'une police locale, serveur dans un hôtel et fonctionnaire pour une compagnie céréalière. A la quarantaine bien tapée, il se sentit tout à coup illuminé par les enseignements des grands maîtres bouddhistes et taoïstes. Investi d'un devoir de transmission irrépressible, il se dit habité de pouvoirs surnaturels au point où il se proclamme « réincarnation de Sakayamuni », le Bouddha historique. Les grandes religions de l'humanité n'étaient plus que cacahuètes lancées aux singes face aux méthodes de délivrance dont lui seul avait le secret. « Falun » signifie « Roue de la Méthode » et fait référence à l'enseignement du Bouddha historique. Li Hongzhi mêla aux enseignements ancestraux du bouddhisme des techniques et un vocabulaire empruntés au Taoïsme. "Gong" qui signifie "avoir une habilité particulière" fait référence au Qigong, un ensemble de pratiques de santé taoïstes qui commence à se faire connaître chez nous depuis peu. En un temps record, Li Hongzhi a couvert la Chine de milliers de centres spirituels dans lesquels était transmise la voix du sage et où il enseignait ses pratiques méditatives. Mais que transmet cet enseignement au-delà de l'emballage spirituel dont il est affublé ?

Voici ce qu'en dit un sinologue, spécialisé dans la période contemporaine, Antoine Paoli :

« Sur le plan social, le Falungong apporte une réponse aux problèmes aigus que connaît la Chine d'aujourd'hui, exploitant habilement les craintes de la population face aux conséquences de l'économie de marché : chômage, précarité, désagrégation du système de protection sociale. La secte n'hésite pas à s'attaquer vigoureusement à la décadence, à la drogue, à l'homosexualité et même au rock-and-roll ... Elle fait feu de tout bois pour vilipender le modernisme : l'art, la mode, le déchaînement des foules lors des matches de football, la prostitution sont à ses yeux autant de manifestations de la puissance démoniaque. «Les hommes en sont déjà au stade de l'inceste entre générations ; l'abomination de l'homosexualité reflète la dégoûtante perversion psychologique et la perte d'entendement de notre époque. Les hommes portent les cheveux longs et les femmes se coupent les cheveux courts : le yin s'affirme et le yang faiblit, les rôles du yin et du yang s'inversent». Reprenant à son compte la tradition confucéenne, Li Hongzhi explique que la libération des femmes déstabilise les rapports cosmiques. Dans l'ordre naturel, la femme yin est douce, et l'homme yang dur. Dans le passé, l'homme savait aimer et protéger sa femme, et la femme savait s'occuper de son mari. Mais, depuis que les femmes se libèrent, on ne voit plus que divorces, conflits et enfants abandonnés. Quant au mélange des races, il pose un problème extrêmement grave. «Lorsqu'il y a mélange racial ( ...), le corps et l'intelligence des enfants sont malsains ; ( ...) chaque génération est inférieure à la précédente». Afin de voiler l'obscurantisme de sa doctrine sous un vernis moderniste, le maître a cru bon de s'inspirer des films de science-fiction occidentaux. Selon lui, des extraterrestres s'infiltrent dans le corps des humains, avec la complicité de la science moderne, ennemie de la morale. »

Je ne sais pas ce que cela vous fait, mais à moi, cela me fait froid dans le dos. En tant que biologiste, spécialisée en médecine traditionnelle chinoise, ou tout simplement en tant qu'être humain vivant en bon accord avec mes voisins, je ne peux pas laisser passer de telles aberrations ! Ne fut-ce qu'un seul exemple : tout le monde sait que s'il y a dégénérescence génétique ce n'est pas en raison du « mélange de races », mais au contraire en raison de confinement dans une seule famille, tribu ou « race ». Scientifiquement, son discours ne tient pas debout et humainement, ses paroles sont radicalement opposées à la trilogie qui fait le fondement de sa doctrine : « vérité, bonté, tolérance » (ce qu'il nomme « Zhen-Shan-Ren »). Monsieur Li Hongzhi est un être pernicieux et dangereux.

Évidemment, il sait à qui il parle, plus d'un milliard de personnes sans espoir de rédemption, c'est un gros paquet ! De plus en plus de Chinois errant dans un pays en proie aux pires sévisses du libéralisme se sont spontanément tournés vers cette « nouvelle religion nationale » qui promettait le salut universel. On ne peut pas leur en vouloir : en Chine, on n'a pas beaucoup de choix au niveau de l'épanouissement spirituel. Mais tout de même, des centaines de millions de conversion par rapport aux six millions d'affiliés au Bouddhisme tibétain cela ferait blêmir plus d'un Dalaï ! Là où cela devient passionnant c'est que parmi les conversions, on trouvait, en 2011, plus de cent millions de membres du PCC qui ont renoncé au Parti. On commence à comprendre pour quelle raison le PCC a soudainement pris peur de l'ampleur du Falungong.

Pour vous montrer l'expression que renaient les aversions réciproques, voici un poème de Li Hongzhi intitulé « la marée rouge se dissipe », écrit en 2004 :

"La marée rouge en est à sa fin inéluctable, ses fleurs se fanent et tombent

Dégénérescence, désastres venant du Ciel et infortune du parti pervers

Pour le pouvoir, sans vergogne

Les fonctionnaires avides prennent des risques

Dans le cœur de l'homme, il n'y a plus de pensées bienveillantes

L'intense pression fait monter la vapeur causant plus de ressentiment

Pour ceux qui continuent à persécuter

L’investigation sera acharnée »

 

Et un extrait d'un discours de Li Hongzhi qui date de 2012 :

"Le Falun Dafa est le Fa de Bouddha. La propagande perverse du PCC a instillé des mensonges chez les gens de ce monde diffamant et salissant le Falun Gong, ce qui fait que les gens de ce monde haïssent le Fa de Bouddha et haïssent les disciples de Dafa, qui sont sur le chemin vers la divinité. C'est particulièrement le cas pour les Chinois, par l'attitude qu'ils montrent dans les conversations ou quand ils interagissent avec les disciples de Dafa. Ils se rangent du côté de la perversité. Si c'est le cas, les gens de ce monde ne sont-ils pas en danger ? C'est-à-dire que peu importe combien la persécution est perverse, les disciples de Dafa sont toujours en train d'avancer vers la plénitude parfaite en traversant les tests de la perversité ; tandis que les gens de ce monde, qui ont été instillés par les mensonges du Parti pervers, sont ceux qui sont réellement en danger. L'apparition du Parti communiste et le but réel du PCC, c'est que les gens haïssent les divinités et les bouddhas, c'est de propager l'athéisme, d'instiller une philosophie de « lutte », et ainsi détruire l'humanité. C'est pourquoi les disciples de Dafa doivent clarifier la vérité. Le but est de se débarrasser des mensonges de la perversité, de rendre les gens capables de voir le vrai visage du PCC, de nettoyer les péchés commis par les gens contre les divinités et les bouddhas, et ainsi sauver les gens de ce monde."

Encore tout récemment, en 2014:

"Dix mille personnes ont pétitionné au siège de Zhongnanhai

Le brigand en chef du parti maléfique a un cerveau défectueux

Il a mis en jeu la dynastie rouge en luttant contre le Fa céleste

Lançant ses vents sinistres soufflant des huit côtés, déchaînant d’extravagants complots

La plus grande et ignoble calamité de tous les temps en Chine et hors de Chine

Ses forces frénétiques épuisées, il a choisi la tombe

Forgeant cent fois les diamants, la dynastie rouge se désintègre

Les disciples de Dafa retournent au Ciel, accomplissant leurs serments"

 

 

Le but du Falungong

"L'objectif fondamental est de clarifier la vérité", dit Li Hongzhi. En lisant ses extraits, on peut évidemment penser que la vérité est très claire: le but du Falungong n'est autre que politique, et plus précisemment de destituer le PCC, d'où les réactions, certes excessives et inexcusables du PCC, mais plus compréhensibles dans ce contexte.

Maintenant, passons aux choses sérieuses, et « réfléchissez donc un peu ! » (pour paraphraser l'invective favorite du Grand Prêtre) : le financement d'une entreprise d'une telle envergure – car convertir des centaines de millions de personnes, ce n'est plus un défi personnel, c'est toute une organisation qui travaille derrière Li Hongzhi - venait-il de ses fonds de chaussettes ? Avec un salaire d'ouvrier et de trompettiste ? Vous voulez rire ?

Non content de ne toucher que ses compatriotes, il a dirigé son feu charismatique vers l'Ouest. Pour ce faire, il crée un périodique avec un collectif de journalistes chinois dissidents établis aux USA. Basé à New York, les rédacteurs l'intitule « The Epoch Times ». D'après un rapport du Congrès américain, le périodique est intimement lié au mouvement du Falungong, bien que le porte-parole du journal s'en défend : « The Epoch Times » n'est pas financé par le Falungong, il ne parle pas au nom du Falungong et ne représente pas le Falungong », affirme-t-il. Non, bien sûr « The Epoch Times » n'est pas financé par le Falungong... mais « réfléchissez donc un peu !»... qui se trouve derrière le financement du Falungong ? Depuis sa fondation, le journal est publié et distribué gratuitement. Actuellement, il est disponible en 21 langues et a une distribution de 1.315 millions d'exemplaires par semaine dans 35 pays différents (voir tableau). Même question : avec quel sous ?

 

Langue

Distribution 13

Site internet

Régions de Distribution

Chinois

990,850 exemplaires/semaine

http://www.epochtimes.com/http://www.epochtimes.com.tw/http://hk.epochtimes.com/

AsieCanadaEuropeOcéanieAmérique du Sud & États-Unis

Anglais

218,000 exemplaires/semaine

http://en.epochtimes.com/

AsieCanadaEuropeOcéanie,

États-Unis

Français

20,000 exemplaires/semaine

http://www.epochtimes.fr/

Canada & Europe

Allemand

4,075 exemplaires/semaine

http://www.epochtimes.de/

Allemagne

Hébreu

7,500 exemplaires/semaine

http://www.epochtimes.co.il/

Israël

Indonésien

3,500 exemplaires/semaine

http://erabaru.net/

Indonésie

Japonais

7,500 exemplaires/semaine

http://www.epochtimes.jp/

Japon

Coréen

12,000 exemplaires/semaine

http://www.epochtimes.co.kr/

Corée

Roumain

1,500 exemplaires/semaine

http://www.epochtimes-romania.com/

Roumanie

Russe

5,500 exemplaires/semaine

http://www.epochtimes.ru/

Russie

Espagnol

9,775 exemplaires/semaine

http://www.lagranepoca.com/

Europe & Amérique du Sud

 

Pour trouver un début de réponse à la question du financement, et du Falungong, et de "The Epoch Times", j'en appelle à la version chinoise du périodique. Depuis novembre 2004, elle a publié une série d'éditoriaux intitulée les « Neuf commentaires sur le Parti communiste » (Tuidang movement, ou en chinois : 九评共产党).

Voici les titres des "Neuf commentaires sur le Parti communiste": 

1. Qu'est-ce que le Parti communiste?

2. Les débuts du Parti communiste chinois

3. La tyrannie du Parti communiste chinois

4. Le Parti communiste est une force qui s’oppose à l’univers

5. La connivence de Jiang Zemin et du Parti communiste chinois: s’utiliser mutuellement pour persécuter le Falun Gong

6. Comment le Parti communiste chinois a détruit la culture traditionnelle

7. L’histoire de tueries du Parti communiste chinois

8. En quoi le Parti communiste chinois est une secte perverse

9. Sur la nature sans scrupules du Parti communiste chinois

Autrement dit, et je me répète, il s'agit d'une guerre ouverte et sans merci livrée au PCC, et d'une condamnation du communisme sous toutes ses formes. Dans l'introduction des "Neuf commentaires", texte qui en 2005 a été traduit en 30 langues, on lit ceci : "Une dizaine d’années après l’effondrement de l’ex-Union Soviétique et des régimes communistes de l’Europe de l’Est, le mouvement communiste international est aujourd’hui rejeté dans le monde entier, et la fin du Parti communiste chinois (PCC) n’est qu’une question de temps."

Il se fait que, comme par hasard, à la même époque, le Vice-président du Parlement européen, Edward McMillan-Scott, a commencé à signer plusieurs articles dans « The Epoch Times ». On peut y lire ceci (cela date de février 2006) : "Ce n'est probablement plus qu'une question de temps pour que le régime s'effondre. Les contradictions économiques massives, la corruption administrative manifeste, ladissidence largement répandue dans le milieu rural, le courage toujours croissant des groupes religieux ainsi que l'habileté des jeunes gens à contourner les restrictions Internet sont tous des signes précurseurs de changement." Il ajoute que « le monde civilisé devrait désormais éviter la Chine ». Etaient en cause : les « Droits de l’Homme » bafoués par l’incarcération de milliers de prisonniers du Falungong. Ce fut ensuite le tour de Chris Smith, chairman aux Affaires étrangères des USA, chargé de l'Afrique, de la Santé, des Droits de l'homme et de l'Aide humanitaire internationale, de critiquer l’attitude du PCC vis-à-vis des membres du Falungong, des "innocents injustement torturés". Des articles d’autres grandes pointures du G8 ont suivi, si bien qu'il n'est pas absurde de prétendre que le Falungong a des visées politiques – cela semble assez évident – mais, qui plus est, que son financement ainsi que celui de "The Epoch Times" s'inscrit dans la descendance directe du maccarthysme. Mais non, cette vieille "chasse aux sorcières" est loin d'être mise aux oubliette de l'Histoire!

Un coup de gueule personnel pour terminer

Qu'on invente des nouvelles religions, pourquoi pas ? Bien que, pour ma part, j'estime qu'il y en ait déjà une panoplie suffisante. Les religions ont leur utilité dans le psychisme humain : rassembler, sécuriser, contrôler un groupe humain. Mais n'a-t-on pas dépassé ce stade et n'est-on pas arrivé à une plus grande maturité spirituelle ? Je pensais, dans ma grande naïveté, que l'être humain en était arrivé à plus de lucidité quant aux rôles de ses propres fonctions psychiques. J'entends par là que l'esprit ou la conscience (« the mind », en anglais) fait partie de l'évolution de l'homo sapiens qui, lui-même, est une espèce apparue fortuitement dans l'évolution du vivant ; vivant qui s'est développé grâce à des conditions favorables dans la « soupe primordiale », etc. Je vois que beaucoup de mes contemporains se font encore « attraper » par des discours religieux ou simili-spirituels et que, comme il en fut toujours dans l'Histoire, les « Grands » se servent de ces discours et du « sentiment religieux » présent en chacun de nous - étant une disposition du  « mind » qui fut utile au développement de l'humain - pour s'accaparer du pouvoir, et de l'argent qui rime avec le pouvoir. Dans ce cas du Falungong, ce n'est pas Monsieur Li Hongzhi en personne qui est à incriminer, il a certainement été manipulé par le Managment financier qui l'a dépassé et dont il devenu l'instrument, lui et sa secte. Ce ne sont pas non plus les centaines de millions de personnes qui se sont converties au son de sa trompette qui sont à mettre en cause, c'est leurs conditions de vie médiocre qui les amènent à se tourner vers ce genre de croyances. C'est évidemment scandaleux et inadmissible... Mais que, de surcroît, il y ait des gens seins d'esprit, qui ont la capacité d'exercer leur esprit critique, qui se laissent prendre tout en se vantant de leur « liberté individuelle » , c'est un comble !